Humaginaire.net : pour un nouvel imaginaire politique (chantier)

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Droit d'association

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dimanche 03 février 2019

L'Humanité est un bien commun, mobilisation graphique pour sauver l'Huma

Le journal L'Humanité est en danger. Ses équipes, ses lectrices et lecteurs, ses ami-e-s et ses soutiens se mobilisent pour le sauver. Dans la foulée des publications précédentes dans le journal (Tenir l'affiche, Des affiches pour Gaza, L'affiche en regard, les cahiers de quatre pages Humaginaire avec Sophie Wahnich et Formes Vives, les Pinçon-Charlot et Gérard Paris-Clavel, etc.) dont on trouvera les traces sur ce blog, nous avons lancé un appel à des contributions graphiques pour accompagner et renforcer la mobilisation. Les images reçues seront publiées sur cette page au fur et à mesure.

Pour que l'Humanité vive, je m'abonne, une affiche de Clément Valette

Clément Valette, Pour que l'Humanité vive, je m'abonne, février 2019.

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samedi 15 février 2014

A la rencontre de Penser un monde nouveau

De fil en aiguille. C’est comme ça que ça se passe. Du tricot. Les premières poches de résistance se forment, association des mailles et des nœuds. Il se trame quelque chose, encore modeste mais déjà précieux, autour du livre Penser un monde nouveau, cinquante entretiens politiques et l’affiche en regard (éditions de l’Humanité, janvier 2014, 18 euros). D’une rencontre à l’autre, et ainsi de suite, ça continue, avanti!

Combien d’approches pour atterrir là, ce jeudi 13 février, au soir, à la librairie Le Thé des Ecrivains, dans le Marais à Paris ? Rencontres de cinquante chercheurs, philosophes, sociologues, psychanalystes, écrivains, poètes,… avec des journalistes de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche, en quête d’idées et de pratiques pour, selon la commande, penser un monde nouveau. Rencontres entre ces propos au long cours et l’affiche en regard, une série d’images glanées dans l’histoire du graphisme politique et souvent – il faut les remercier encore – offertes par leurs auteurs du monde entier. Rencontres, encore, pour, de cette somme, faire un livre, un beau livre, un objet qui donne envie de poursuivre le travail, les discussions et les échanges, bref faire de la politique. Rencontres avec des libraires, tel Sébastien Wespiser du Thé des Ecrivains – près d’une centaine d’exemplaires en dépôt – , qui tiennent absolument à partager le livre, à le faire connaître, à le diffuser.

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jeudi 30 janvier 2014

Un dialogue vivifiant 
pour temps de crise, par Patrick Apel-Muller

Quelque cinquante intellectuels ont croisé leur critique radicale de la société actuelle et 
des pistes de transformation avec l’imaginaire de cinquante graphistes. Un dialogue vivifiant 
pour temps de crise.

Penser un monde nouveau, cinquante entretiens et l'affiche en regard
« Au départ, écrit le graphiste Gérard Paris-Clavel, il y a une rencontre, celle des mots et des images, dans les pages de l'Humanité l'été dernier. » La rédaction s'était lancée dans une entreprise ambitieuse : interroger des philosophes, des sociologues, historiens, économistes ou poètes sur leur vision et leurs pistes pour transformer le monde. Une certaine appréhension, avouons-le désormais, accompagnait l'entreprise : n'y aurait-il pas des réticences à nous répondre ? En deux semaines, la crainte a été balayée. Et s'est construit, chemin faisant, un dialogue fécond d'une pensée à l'autre, de la pensée au geste de l'artiste, d'une idée qui se construit à sa représentation, presque une mise en acte qu'ouvre l'affiche en regard, une image sélectionnée par Gérard Paris-Clavel parmi les plus fortes au monde. Cette rencontre vise à un dynamisme réciproque, faire retentir au grand large les idées de transformation, redonner « de la vitalité à l'affiche politique pour qu'elle travaille à dessiner un nouvel imaginaire social ».

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lundi 27 janvier 2014

En ces temps de crise politique et linguistique, par John Berger

J’ai écouté et regardé le président s’adresser à la nation pendant près de trois heures lors de sa récente conférence de presse. Son discours a été algébrique. A savoir, logique et conséquent, mais quasiment dépourvu de toute référence à une réalité tangible ou à une expérience vécue.

François Hollande a le sens de l’humour, il est intelligent, il donne l’impression d’être sincère et de croire en l’alliance qu’il propose avec le Grand Capital, bien qu’il ait été élu en tant que candidat socialiste. Pourquoi son discours était-il si vide de sens ? Pourquoi l’a-t-on reçu comme un monologue d’acronymes ?

Parce que le président a abandonné tout sens de l’histoire et que, par conséquent, il n’a aucune vision politique à long terme. Historiquement parlant, il vit au jour le jour. Il a abandonné l’Espoir. D’où l’algèbre. L’Espoir génère des vocabulaires politiques. Le Désespoir conduit à un vide de mots.

En cela, François Hollande est typique de la période dans laquelle nous vivons. Les discours et commentaires officiels sur ce que la grande majorité des gens vivent et imaginent dans leur lutte pour survivre sont vains ou idiots.

Les médias parent au plus pressé en meublant avec d’insignifiantes diversions un silence qui pourrait inciter les gens à s’interroger les uns les autres sur le monde injuste dans lequel ils vivent.

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lundi 23 décembre 2013

A vos souhaits

Penser un monde nouveau et l'affiche en regard, le formulaire pour les commandes

Après une phase de retrait et de silence, longue de plusieurs mois, le sous-commandant Marcos publia en juillet 1998 un communiqué laconique :
¡Yepa! ¡Yepa! ¡Yepa!
¡Andale! ¡Andale! ¡Andale!
¡Arriba! ¡Arriba! ¡Arriba!

Pensez ! Pensez à offrir ! Pensez à recevoir ! Un beau livre qui arrive par la bande, du papier qui tombe à pic (avant Pâques, c'est déjà ça), un cadeau qui prend par surprise. Après la série à double détente (Penser un monde nouveau et l'affiche en regard) de l'été dernier, voici un objet de lutte jubilatoire qui présente cinquante entretiens politiques et cinquante images du monde entier. Il sort ces jours-ci aux éditions de l'Humanité.

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dimanche 14 juillet 2013

L'affiche en regard, des images à voir tout l'été dans l'Huma

« Une culture pratique de la vie ensemble
a été détruite. Cette expropriation continue
de plus belle aujourd’hui, au nom de la rationalisation,
du gain de temps, de la nécessité de contrôler.
Nous ne sommes pas impuissants,
nous sommes réduits à l’impuissance. »
Entretien avec Isabelle Stengers (extrait),
à paraître demain

A partir de ce lundi 15 juillet et jusqu'à la fin du mois d'août, donc pour trente-quatre numéros au moins, le quotidien l'Humanité publie une série de grands entretiens avec des philosophes, des sociologues, des économistes, des écrivains, etc. Dans la double page qui accueillera ces textes, nous avons préparé, avec Gérard Paris-Clavel, une autre série, l'affiche en regard, qui nous permettra d’accompagner, de faire rimer, de dissoner, de rapprocher, de creuser ou de héler.

Rien ne va de soi, ça va réfléchir, répercuter, refléter. C'est un travail, un essai et, on espère, un jeu aussi pour l'été, une invitation à découper, à collectionner.

Ce n'est pas aujourd'hui encore, c'est demain, et ainsi de suite, l'affiche en regard. Qui lira verra.

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dimanche 07 juillet 2013

Accrocs à ton cœur - retours en Lorraine

Que reste-t-il ? Flemme de l’espoir. Chiffons rouille. SOS, OS ; SOS, OS ! Lorraine Cœur d’Acier (LCA), Lorraine Cœur Brisé (LCB), Lorraine Cœur Crevé (LCC), Lorraine Cœur Détruit (LCD), Lorraine Cœur Eparpillé façon puzzle (LCE), etc. SOS, OS ; SOS, OS !

Qu’est-ce qui change ? Uckange, Gandrange, Hayange, Florange, etc. Etrange : tout rime, sauf Longwy.

Trente ans ont passé. Retour en Lorraine, un dernier sur la route. Il n’y a plus grand-chose à éteindre, maintenant. Encore un truc qui va faire mal aux urnes. Certains scandent de plus belle : « Y en a acier de ces guignols qui ferment nos usines, qui ferment nos écoles ! »

Florange, un présent et un absent entre les deux tours de la présidentielle 2012, photo de Thomas Lemahieu
Longwy décembre 1978-juin 1979, photo de Joël Lumien pour l'Humanité

Serrer les rangs ou les plans ? Foutue histoire de vide et de plein, de creux et de dense. Absents du présent, présences au passé : ces visages-là, toutes ces faces immortalisées, comme on dit, par Joël Lumien, l’un des photographes de l’Huma envoyés à Longwy en 1978-79, qui voudrait encore les dévisager ? Qui peut envisager les effacés ? Est-ce qu’on ne devrait pas leur offrir une seconde prise ? Une reprise du travail en quelque sorte ?

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jeudi 05 janvier 2012

De la résolution à la révolution

Les voeux de la révolte, photo de Mona Chollet

Donc, on était à 23 heures le 31 du 12 de 2011 place de la République à Paris pour les vœux de la révolte. Il n’y avait pas foule, c’est vrai, mais quand même, c’était sympa. Sur des petits ballons, chacun était invité à foutre le vœu, le sien propre, pour qu’à minuit pile, le vent emporte tout. Un couple de touristes vénitiens est passé par là ; ils sont restés une heure pour « faire nombre », pensant dans un premier élan avoir affaire à des indignés, puis pas rancuniers, ils ont partagé une petite bouteille de champagne en s’excusant du caractère bourgeois de ces bulles. Dans leurs billets partis dans le ciel, ils ont souhaité la rivoluzione. Les autres, va savoir ce qu’ils ont écrit, mais ça devait être du même tonneau !

Les voeux de la révolte, photo de Mona Chollet

Les voeux de la révolte, photo de Mona Chollet

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vendredi 14 octobre 2011

Le cahier de doléances de Wall Street

Je lutte des classes, qu’on disait ici. Ailleurs, quelque chose arrive aussi : aux Etats-Unis, dans le cadre du mouvement des indignés, baptisé là-bas Occupy Wall Street, certains revendiquent maintenant une appartenance à l’intersection de l’intime et du collectif : je suis les 99 %, de ceux qui perdent tout dans la guerre des classes, nous sommes le 99 %, je suis les laissés-pour-compte du système, et nous voulons que ça change ! Tout ce qui se dit quand y a tout qui va pas. Ce qui va de soi, ce qui coule de nous. Regardez voir, que demande le peuple !

Extrait de We are the 99 percent

Extrait de We are the 99 percent

Extrait de We are the 99 percent

Extrait de We are the 99 percent

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vendredi 26 août 2011

Le besoin d'apprendre, un texte de John Berger

Commentez sur le besoin d’apprendre et l’ignorance irresponsable. L’intitulé ressemble à un sujet d’examen dans quelque établissement pédagogique. Mais ici, c’est celui du récit d’événements qui se sont produits le même week-end.

Vendredi 13 mai 2011, la pleine lune luit au-dessus des Alpes françaises. L’air est très clair, on voit ses cratères à l’œil nu. A New York, Dominique Strauss-Kahn, le président du Fonds monétaire international (FMI) et candidat probable du Parti socialiste aux élections présidentielles françaises, a réservé une suite à 3 000 dollars la nuit à l’hôtel Sofitel de Manhattan.

Samedi 14, dans la petite ville de Thorens-Glières, en Haute-Savoie, plus d’un millier de personnes venues de toute la France participent à un Rendez-vous citoyen pour débattre et réfléchir sur les stratégies de Résistance, armée et politique. D’anciens résistants français ayant combattu l’occupation allemande évoquent sereinement leur expérience d’il y a soixante-dix ans. L’heure n’est pas à lancer une campagne politique, mais à s’interroger ouvertement, entre générations, sur le comportement à adopter, sur les moyens de protester face à l’inacceptable.

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lundi 23 mai 2011

Adieu monde cruel, bonjour la révolution !

Cela n’a échappé à personne, des salariés continuent de se tuer au travail ; parfois, ce sont des syndicalistes qui se suicident, comme c’est arrivé récemment à France Télécom ou à l’inspection du travail. Qu’est-ce que ces drames appellent ? Qu’est-ce qu’ils hurlent ? Que ça suffit, que cela ne peut plus durer. Y a tout qui va pas, mais on devrait se taire. Interdit de gémir, de larmoyer, de geindre, de se lamenter. Il est périlleux de se dolenter à la fenêtre ! Au mieux, on réserve aux proches les tourments, on dompte nos élans, il n’y a pas à partager la misère, rien de bon à tirer de cette tristesse individuelle et collective : il y a toujours plus malheureux que vous. La cruauté – celle du système tel qu’il broie, celle du monde tel qu’il roule à tombeau ouvert - nous fait perdre nos langues, nous coupe le sifflet - sidération.

Ailleurs dans le monde, après que des martyrs sont tombés (lire Le fantôme de l’amiral Nelson sur la place Tahrir), les bouches s’ouvrent. Dans le monde arabe, puis en Espagne. Elles disent des milliers de choses, elles partent souvent du quotidien pour tracer l’avenir. Ici, sur les réseaux sociaux, certains se prennent à rêver et déclinent : ils écrivent sur Facebook et ou sur Twitter #italianrevolution, #frenchrevolution… Dans l'Huma de ce lundi, le philosophe Alain Brossat trace, à propos de l'affaire DSK, un chemin: « Un ultime retournement ne serait-il pas ici pensable ? En effet, cet « éternel retour » de l’Ancien Régime sûr de lui et dominateur qui, cette dernière semaine, donnait de la voix sur tous les plateaux de télé, appelle-t-il autre chose que le sursaut d’un tiers état (l’immense majorité) excédé de tant de morgue et de mépris ? »

Pour redonner de la voix, il faudrait, peut-être, déjà prêter l’oreille. Et choisir ensuite quelle ponctuation glisser au bout de cette phrase : Que demande le peuple La Une de l'Huma du 24 mai 2011

Extrait du cahier Humaginaire, à paraître mardi 24 mai dans l'Huma

Dans l’Huma de ce mardi 24 mai, vous trouverez le cahier de doléances de Vierzon, réalisé avec douze citoyens (cheminot, intérimaire, comédienne, facteur, ouvrier, étudiante, etc.), l’historienne Sophie Wahnich et les graphistes de l’Atelier Formes Vives.

vendredi 20 mai 2011

T’as voulu ouïr Vierzon… Et on a ouï Vierzon !

Extrait du cahier Humaginaire, à paraître mardi 24 mai

Mardi 24 mai, l’Huma publiera un nouveau cahier de quatre pages Humaginaire, avec le concours de l’historienne Sophie Wahnich et des graphistes de l’Atelier Formes Vives. Il s’agit d’un cahier de doléances recueillies au mois d’avril à Vierzon (Cher). Une douzaine de femmes et d’hommes, citoyens ordinaires, tentent de déterminer, à travers une prise de parole individuelle, ce qui ne peut plus durer pour nous tous.

Et si il se passait quelque chose ? Il y a, dans l’air, un peu partout, un terme qui revient, pas simplement comme un appel rhétorique, mais presque désormais comme un fait établi ou, au moins, une impérieuse nécessité : révolution. Vous l’entendez, vous aussi ? En Tunisie et en Egypte, bien sûr. En Syrie, peut-être. Et maintenant, de l’autre côté de la Méditerranée, en Espagne, en Grèce aussi et même en Italie. Ça, alors !

Mais pourquoi Vierzon, dans ce contexte ? Ce n’est pas là que ça se passe, c’est légendaire, n’est-ce pas ? Jacques a dit, Brel a braillé. Et, comme pour Vesoul ou Honfleur, toutes les mauvaises blagues d’ancien régiment sont permises : la preuve, ce matin même, au Fou du Roi, l’émission du monarchiste Stéphane Bern sur France Inter, un ricaneur nasardait en évoquant un routier buvant du pastis et habitant à Vierzon. Moi, je suis allé là-bas, sans fil directeur ni programme, sans savoir qu’il y avait de l’espoir - je l’ai appris plus tard en lisant le journal municipal.

Extrait du journal municipal de la ville de Vierzon

C’est à Vierzon que j’ai cherché les doléances car, quand nous avons publié, dans l’Huma, avec Sophie Wahnich, Adrien Zammit et Nicolas Filloque, une première double page sur la crise des dettes publiques en Europe, les doléances et la révolution en juillet 2010, elle a eu un petit écho perceptible, saisissable dans cette ville-là, au moins. Nicolas Sansu, le maire PCF de Vierzon, avait repris, dans son discours du 14 juillet, la doléance qui barrait le journal ce jour-là : « La vie des pauvres doit être plus sacrée qu’une partie de la propriété des riches. »

Double page composée par Sophie Wahnich, Nicolas Filloque et Adrien Zammit, l'Humanité du 13 juillet 2010

Il faut de la suite dans les idées, on en manque souvent, c’est pour ça que je suis allé à Vierzon. Mais, sans cette petite histoire, ça pourrait être ailleurs, aussi.

A lire le cahier de doléances de Vierzon, avec une douzaine de citoyens, Sophie Wahnich et les graphistes de l’Atelier Formes Vives, mardi prochain, dans l’Humanité. Ce numéro pourra être commandé/réservé chez les marchands de journaux jusqu’à midi le lundi 23 mai.

lundi 28 février 2011

Sauvagerie

Il y a cette phrase qui tourne dans la tête. Elle figure dans le dossier d’ouverture du Nouvel Observateur de cette semaine, consacré à l’incroyable succès de Stéphane Hessel. C’est Christophe, ouvrier, qui confie à la journaliste chargée d’aller voir quelques atomes isolés parmi les 1,2 million de lecteurs d’Indignez-vous ! : « Qu’il reste une étoile lointaine à peine visible, cela me suffit, ça m’évite de sentir la sauvagerie de ma classe qui remonte au fond de moi. » Voilà ce qu’il confie, Christophe, ouvrier, à l’hebdomadaire. L’assertion est étrange, vous ne trouvez pas ?

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vendredi 21 janvier 2011

Patates

En marge de l’entretien accordé lundi dernier à l’Huma et publié hier au cœur d’un dossier de trois pages, Eric Verhaeghe m’a confié quelques cartouches ramassées sur le champ de bataille. Traces du tir de barrage que provoque son livre dans la plupart des médias dominants, liés au Medef et à ses croyances (voyez donc celui-ci qui, postérieur à notre conversation, l’illustre remarquablement à mes yeux). C’est hors antenne l’intervieweur d’une radio dite économique qui, constatant que son invité est fils d’ouvrier, puise dans sa sociologie de comptoir une explication à la spectaculaire défection : « Forcément, vous ne deviez pas être à l’aise avec les patrons ! » Je crois bien me souvenir qu’en livrant cette anecdote, l’autre jour, Eric Verhaeghe, l’affranchi du patronat, a parlé de « coup de pute »… Ou alors, c’est moi qui l’ai pensé. Grossier merle.

Pot de Prolotte, produite par Ne Pas Plier, photo de Thomas Lemahieu

Voici l’extrait d’un roman, d’un récit qui dépasse, et de loin, cette petite affaire (évoquant Tarnac, l’insurrection qui plus ou moins vient, le purin d’orties, la police et les livres, etc., Nathalie Quintane cherche et trouve le moyen de faire entendre le son du canon de la Révolution sans glisser vers la Restauration dans la langue). Je l’aime bien, je vous le donne :

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