« La Patrie, un mot, une erreur ! – l’Humanité, un fait, une vérité ! »
« Inventée par les prêtres et les rois, comme le mythe dieu, la patrie n’a jamais servi qu’à parquer la bestialité humaine dans des limites étroites, distinctes, où, directement sous la main des maîtres, on la tendait et la saignait pour le plus grand profit de ceux-ci, et au nom de l’immonde fétiche. »
« Quand le bois vermoulu du trône craquait et menaçait ruine, le berger ou, pour mieux dire, le boucher, s’entendait avec son cher frère ou cousin du voisinage, et les deux misérables couronnés lançaient l’une contre l’autre les multitudes stupides qui, pendant que les maîtres riaient à sa barbe, allaient – meutes affolées – s’entr’égorger, en criant : Vive la gloire ! Vive la patrie ! »
Reçu hier un envoi du
collectif Ne pas plier ; découvert aujourd’hui deux
autocollants (Egalité citoyenne : égalité des droits
entre les femmes et les hommes) et un extrait du rapport fait par
Hubertine Auclert au troisième congrès national ouvrier à
Marseille, du 20 au 31 octobre 1879 ; rendez-vous demain lundi 8 mars 2010
à 18 heures à Paris, à l’angle de la rue des Immeubles industriels et de la rue
du Faubourg Saint-Antoine, sur le parcours de la manifestation pour les droits
des femmes, afin de distribuer, ou de partager, l’image (*).
N’étant pas un doctrinaire, et voulant surtout faire œuvre de propagandiste en
restant à la portée de tous par une forme simple, humaine, persuasive, reposant
sur des arguments sérieux et des preuves irréfutables, me croyant, en outre, en
raison du prix et du but de cette publication, à l’abri de tout soupçon de
lucre et de vanité, je fais appel aux Citoyens dévoués et je leur demande de
m’aider à propager ces brochures parmi nos camarades de travail, à qui nous ne
saurions trop répéter : Qu’ils ne sont aux prises avec la misère que
parce qu’ils sont victimes des injustices sociales, et qu’il ne tient qu’à eux
de les faire disparaître.