Humaginaire.net : pour un nouvel imaginaire politique (chantier)

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lundi 06 septembre 2010

Demain, je lutte des classes

A l'occasion des mobilisations du 7 septembre, l'Humanité s'associe au collectif Ne pas plier pour diffuser dans tout le pays « JE LUTTE DES CLASSES ». L'image occupera toute la dernière page de l'édition de mardi, offerte à tous les usages des lecteurs et des manifestants...

JE LUTTE DES CLASSES, une image créée par l'association Ne pas plier

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mardi 13 juillet 2010

Révolution: remettre les pendules à l'heure en douze points, par Sophie Wahnich et Formes Vives

Révolution: remettre les pendules à l'heure en douze points, double page composée par Sophie Wahnich, Nicolas Filloque et Adrien Zammit, l'Humanité du 13 juillet 2010

Révolution: remettre les pendules à l'heure en douze points, double page composée par Sophie Wahnich, Nicolas Filloque et Adrien Zammit, l'Humanité du 13 juillet 2010

Ça va être notre fête, c’est sûr ! Le 14 juillet, avec son défilé militaire et, nous promet-on, sans garden-party… Mais, en toile de fond, le train-train de mesures d’austérité. En complicité avec Nicolas Filloque et Adrien Zammit, les deux graphistes du collectif Formes Vives, l’historienne Sophie Wahnich, auteur, notamment, des Émotions, la Révolution française et le présent : exercices pratiques de conscience historique (CNRS Éditions, 2009), plante aujourd’hui dans l’Humanité un arbre de la liberté. Cette bouture exceptionnelle pour un nouvel imaginaire politique peut être discutée sur www.humaginaire.net

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samedi 09 janvier 2010

Quelles formes donner à nos luttes aujourd'hui?

Discussion sauvage, dans la rue et dans les textes, avec l'écrivain John Berger, le métallo Jean-François Caré, le graphiste Gérard Paris-Clavel, le sociologue Franck Poupeau et l'historienne Sophie Wahnich.

Double page parue dans l'Huma du 9 janvier 2010

Du 21 au 31 décembre 2009, l’Humanité a invité le graphiste Gérard Paris-Clavel, pilier de Grapus hier et du collectif Ne pas plier aujourd’hui, à publier un feuilleton intitulé le travail de l’image. Ces huit pages, encore visibles sur notre site Internet, lancent une invitation à ouvrir, ici et ailleurs, un chantier pour un nouvel imaginaire politique.

On connaît le refrain, aucune chanson ne peut changer le monde, mais une image, alors ? Question saugrenue ? Voire ! Manifestement, cette expression inattendue, véritable pli dans les formes traditionnelles d’un journal comme l’Humanité, peut déjà aiguiser l’appétit. Il y a là quelque chose de physique, qui encourage ensuite à passer à l’acte, intime et collectif. Avec leurs formes interrogatives et heureuses, les images appellent à écarquiller les yeux, à remettre du sens dans nos regards. Et ça n’est pas le moindre des résultats, à prendre du plaisir. « Nous avons besoin de ces révélateurs que sont les mots, les images qui font mouche, sourires et gravité mêlés », écrit l’un de nos lecteurs. Un autre interpelle : « Il ne faudrait pas grand-chose pour que l’on se remette à imaginer notre vie. Art et conscience politique, eh bien, ma foi, cela faisait longtemps que l’on s’était habitué à un autre régime ! »

Attention, fragile et foutraque ! Un bon fond mérite une bonne forme, et vice versa ! Nous avons voulu prolonger le travail engagé à travers cette discussion sauvage réalisée à partir d’une rencontre avec un « usager » des images, le syndicaliste Jean- François Caré, d’échanges avec Gérard Paris-Clavel et le sociologue Franck Poupeau, tous deux membres du collectif Ne pas plier, et de contacts avec les textes de l’écrivain John Berger et de l’historienne Sophie Wahnich. Registre de l’écho et des affinités, discussion ouverte comme une image. Et le chantier reste en chantier. Chacun y vient avec ses outils, ses émotions, son savoir des luttes, ses désirs. Tout de plus, rien de moins.

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jeudi 31 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Le marché de l'art (8/8)

Le travail de l'image (8/8), par Gérard Paris-Clavel L’art est un travail. Il se situe comme tout travail dans un rapport social de production. On a fait croire aux artistes qu’ils étaient au-dessus de tout ça, dans l’éther de la création. Et voilà qu’aujourd’hui, dans les écoles d’arts dépolitisées, on apprend aux artistes à se vendre plutôt qu’à se réaliser. Le travail de l’art et l’art de vivre doivent se rencontrer. Pour y arriver, il faut repenser les modes de diffusion.

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mercredi 30 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Zone art (7/8)

Le travail de l'image (7/8), par Gérard Paris-Clavel Au feu, chaud-chaud-chaud ! On n’éteindra pas l’incendie en se crachant dessus les uns les autres, on ne pansera pas les blessures avec des sparadraps caritatifs. Les écoles politiques ont disparu ; celles de la citoyenneté n’ont jamais vu le jour dans les villes, les Restos du Cœur ne désemplissent pas et la culture du cœur pointe sa démagogie.

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mardi 29 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Le moindre mal n'est pas un bien (6/8)

Le travail de l'image (6/8), par Gérard Paris-Clavel « Tout concourt, dans les enquêtes dites « d’opinion », à faire produire des réponses à des questions qui sont assimilées à tort à des opinions, décrit Patrick Champagne. C’est dire aussi que ce que les instituts de sondage appellent « opinion publique » est en grande partie le produit de leur méthode d’enquête : c’est, le plus souvent, un artefact résultant de l’addition mécanique de réponses qui se présentent comme formellement identiques, masquant par là non seulement l’irréalisme d’une partie plus ou moins grande de réponses recueillies (il faudrait plutôt dire extorquées), mais aussi le fait que, dans le monde social, toutes les opinions ne se valent pas, le poids d’une opinion étant dans la réalité fonction du poids proprement social de celui qui l’émet. »

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lundi 28 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Dans la gueule ou dans la poche (5/8)

Le travail de l'image (5/8), par Gérard Paris-Clavel Elle n’est pas périmée, archaïque, caduque, antédiluvienne ou obsolète. Les manœuvres sont en cours, le moteur de l’Histoire rugit encore. Deuxième fortune mondiale selon le classement annuel de Forbes, le multimilliardaire spéculateur américain Warren Buffett nous le dit très platement : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

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jeudi 24 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: La ville est à nous (4/8)

Le travail de l'image (4/8), par Gérard Paris-Clavel « Mais enfin, qu’est-ce que vous voulez ? », interrogent parfois des élus, la main sur le larfeuille pour acheter la paix sociale. Les pouvoirs développe le communautarisme et le caritatif, quand nous essayons d’étendre le collectif social, riche de ses différences, et les solidarités politiques. Ma ville est un monde et nos vies s’y mélangent. Habitants des quartiers pleins de sens, et pas « sensibles » au sens policier, nous n’en pouvons plus d’être interrogés sans jamais être entendus, comme confinés dans un particularisme coupé des questions globales. Nous devons nous affirmer non plus comme des citadins passifs, mais comme des citoyens, des citoyennes qui participent au conflit social sur nos lieux de travail, mais aussi là où nous habitons.

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mercredi 23 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Piéton de la ville (3/8)

Le travail de l'image (3/8), par Gérard Paris-Clavel « Dans nos villes, tous les jours, nous voyons des centaines d’images publicitaires, constatait déjà John Berger dans Voir le voir en 1972. Aucune autre catégorie d’image ne nous agresse avec autant d’insistance. L’histoire n’offre aucun autre exemple de société présentant une telle concentration d’images et une telle densité de messages visuels. Nous pouvons nous souvenir de ces messages ou les oublier, mais nous les percevons brièvement, et pendant un instant, ils stimulent notre imagination, soit par la mémoire, soit par les aspirations qu’ils engendrent. »

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mardi 22 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: De la suite dans les idées (2/8)

Le travail de l'image (2/8), par Gérard Paris-Clavel Contre le révisionnisme étatique actuel, il faut sans cesse rappeler les conditions historiques et sociales qui fondent une action, qui sont à l’origine d’une situation. L’Histoire, c’est du quotidien ; elle doit être inscrite dans la vie courante. L’utopie ne peut se reconstruire que sur la mémoire de toutes les luttes inachevées. Inachevées, car elles se prolongent dans le temps. Nous voulons les accompagner dans la durée.

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lundi 21 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Je lutte des classes (1/8)

Le travail de l'image (1/8)C’est la merde, on a compris. Le capitalisme nous ensevelit sous les signes de sa domination. Il désincarne, nous sépare des autres et de nous-mêmes. Il nous place dans une immédiateté sans passé ni futur, sans causes ni conséquences, coupés du monde et de l’histoire. Ses divertissements mercantiles et sa religion publicitaire visent à accumuler les profits, mais aussi à nous écraser dans le mur du fatalisme. Vendu aux marchands du bonheur conforme, l’espace public se restreint chaque jour un peu plus. Cette guerre nous a volé nos langues et nos sens : on parle des « exclus » à la place des « exploités », et les classes ont fini à la casse, serinent les experts télégéniques. Avec le concours de ses domestiques, le capitalisme s’acharne à coloniser nos rêves.

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