Humaginaire.net : pour un nouvel imaginaire politique (chantier)

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Résistances

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jeudi 08 janvier 2015

Formes à vif

Une image réalisée le 7 janvier 2015 par Gérard Paris-Clavel pour Ne Pas Plier

Gérard Paris-Clavel, Morts de rire.
L'image a été réalisée le 7 janvier 2015 en hommage aux victimes de l'attentat à Charlie Hebdo. Elle sera publiée dans l'Humanité du 9 janvier. Et on la retrouvera probablement dans les rassemblements et les défilés du week-end.

Nous allons punir le coupable..., une image de Sébastien Marchal réalisée le 7 janvier 2015
Sébastien Marchal, Nous allons punir le coupable (...). En diffusant cette image par mail le 7 janvier 2015, le graphiste écrit:

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jeudi 29 décembre 2011

Mais qu'est-ce qu'on attend pour foutre le voeu ?

Joyeux bordel, une image de Gérard Paris-Clavel pour Ne pas plier

Si c'est pas maintenant, alors quand ? L'OCU (organisation des citoyens unis) lance un appel aux VOEUX DE LA REVOLTE.

« Désobéir pour pouvoir réorganiser nos solidarités
face à des impôts injustes
qui frappent lourdement tous les citoyens,
particulièrement les plus pauvres
et bénéficient à la caste au pouvoir
et à ses très riches complices
qui se gavent de nos dettes.

Pour un impôt solidaire,
une redistribution équitable des richesses,
renversons ce gouvernement.
Rassemblons-nous dans nos communes
pour partager nos exigences, nos rêves et nos envies,
inventer ensemble les formes de nos luttes
de désobéissance civique face à toutes ces injustices. »

A Paris, rendez-vous est donné le 31 décembre à 23 heures, place de la République. Nous ne sommes rien, soyons tous !

Image de Ne pas plier

Affiche Les Voeux de la Révolte

samedi 14 mai 2011

Pour une résistance concertée, mais aussi conflictualisée

Dans le Monde daté dimanche-lundi, l'historienne Sophie Wahnich, avec qui je prépare la publication pour le 24 mai (sous réserve) d'un cahier de doléances de 4 pages Humaginaire dans l'Huma, publie un texte - son titre original était Conflictualiser la référence à la résistance - qui paraît agressif, cruel aux yeux des organisateurs du rassemblement des Glières. Après que l'intellectuelle a accompagné un temps le processus des Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui (CRHA), le texte a fait grand bruit en Haute-Savoie, au moment même où quelques grandes figures de la Résistance rendent public l'appel de Thorens-Glières. Il mérite pourtant, à mes yeux, d'être lu et discuté parce qu'il éclaire des limites d'une démarche qui, certes, rassemble massivement - il y avait, ce samedi, d'après les gendarmes, plus de 3.000 personnes dans le petit patelin haut-savoyard pour écouter quelques bons clients comme Xavier Mathieu, Frédéric Lordon ou Daniel Mermet, et les participants pourraient bien être trois fois plus nombreux ce dimanche sur le plateau des Glières -, mais qui court aussi le risque de se heurter à un mur, faute de chercher des formes d'expression et un nouvel imaginaire politique pour le XXIe siècle.

Sur le parking de la salle Tom Morel, à Thorens-Glières, photo de Thomas Lemahieu

Avec une douloureuse ironie, à l'ouverture du forum des résistances de Thorens-Glières, c'est un appel, écrit en bonne partie par Sophie Wahnich et très légèrement remanié, qui a été lu par les organisateurs. Afin de faciliter la compréhension des débats en cours, j'en livre ci-dessous la version qu'elle m'a faite parvenir vendredi...

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vendredi 13 mai 2011

De quels mots aventureux sommes-nous accompagnés ?

« Depuis la Libération et avec l'arrivée, à la fois intrusive et discrète mais efficace, du libéralisme (mot qui ne veut jamais avouer son intensité idéologique), l'individualisation des êtres, la parcellisation de l'actualité, transmise à la télévision en situations aussi singulières que rarement interprétées à travers une analyse qui leur donnerait un sens éventuellement collectif, ont atomisé la réalité sociale et favorisé l'arrivée d'un vocabulaire cherchant le consensus, avant même une esquisse de la - ou des - vérité(s). Les mots employés dans les médias comme dans le discours des politiques ou de la plupart des savants ne sont plus des mots offensifs, chargé de nommer avec acuité un réel détérioré, dégradé, mais des mots paravents, des mots gélatines qui semblent avoir deux missions principales. Le mot gélatine est celui qui englue le réel dans des périphrases anesthésiantes ; son autre particularité est de transmettre non le réel, mais son illusion, comme au théâtre on dit en jargon de métier que sur une scène les gélatines parviennent à créer l'illusion du réel, alors que le décor reste le même.

« Liberté ou la mort » : c'était un tract collé sur les murs en 1942. Les Renseignements généraux s'en étaient emparés. Qui s'exprimerait aujourd'hui ainsi sans faire sourire ? Bien entendu, nous savons que la situation n'est pas la même. Pourtant, il faut imaginer quels furent, en 1940, l'incroyable énergie et l'espoir de ceux qui décidèrent, en dépit d'un rapport de forces invraisemblable, de quitter métier et famille pour ce qui aurait pu raisonnablement s'appeler de l'utopie. Certes, les convictions des hommes et des mots les ont accompagnés. Mais aujourd'hui, de quels mots aventureux et forts, révoltés ou indignés, sommes-nous accompagnés pour accomplir des départs sans doute plus symboliques, mais tout aussi exigeants ? »

Arlette Farge et Michel Chaumont, Les mots pour résister, voyage de notre vocabulaire politique de la Résistance à aujourd'hui, éditions Bayard, Paris, 2005.

Au pied du maquis, photo de Thomas Lemahieu

Ce week-end, l'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui (CRHA) organise un forum des résistances et le traditionnel rassemblement sur le plateau des Glières (Haute-Savoie). L'Huma a publié hier une double page enquête sur le rôle de CRHA, son histoire et ses intentions ; nous serons en direct, samedi et dimanche, sur ce blog et sur le site du journal.

samedi 12 février 2011

Pas de classes en classe ?

Voici un appel, et une invitation, au colloque d'urgence organisé mardi 15 février par l'Association française d'économie politique (Afep), l'Association des sociologues enseignant-e-s du supérieur (Ases) et l'Association des enseignants et chercheurs en science politique (AECSP) afin de « défendre les sciences économiques et sociales au lycée ».

« Les programmes de sciences économiques et sociales du lycée sont en ce moment l’objet d’une réforme qui remet en cause leur pluridisciplinarité et conduit à l’abandon progressif des notions permettant de saisir l’espace social tel qu’il est, avec ses différences, ses divisions, ses déterminations et ses classes. C’est pourquoi des chercheurs de disciplines soeurs ont décidé d’organiser un colloque d’urgence pour rappeler la légitimité scientifique et la justesse de la démarche pédagogique des SES, et témoigner de leur soutien envers leurs collègues de lycée. Venez nombreux le mardi 15 février 2011, entre 14 heures et 17 heures, à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), grand amphithéâtre, 105, boulevard Raspail, Paris. »

Intervenants annoncés : André Orléan, Anne-Catherine Wagner, Alain Desrosières, Laurence de Cock, Pascal Combemale, Marjorie Galy, Patrick Lehingue, Sabine Rozier, Frédéric Sawicki, Arthur Jatteau, Erwan Le Nader, Frédéric Lebaron, Philippe Légé.

Sans classes, une image de Sébastien Marchal

Attention, attention ! Ce n'est pas sans rapport (de classes), un premier encart de quatre pages Humaginaire sortira ces prochains jours dans l'Humanité. A travers un reportage avec Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, on y parlera de la lutte, des classes, avec et surtout sans cette foutue virgule. D'eux, de nous, de je dans cette affaire ! Pour suivre le feuilleton et connaître la date précise de publication de l’ensemble dans l’Huma, abonnez-vous à nos nouvelles dans la colonne ci-contre.