Humaginaire.net : pour un nouvel imaginaire politique (chantier)

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jeudi 25 février 2010

A la recherche d’une forme simple, humaine, persuasive

Spéciale dédicace à quelques ouvrières
de la maroquinerie Hermès
de Bogny-sur-Meuse,
dans ces Ardennes
que le communard chansonnier
Jean-Baptiste Clément a arpentées
pendant les années 1885-1894
pour y allumer la flamme
du socialisme révolutionnaire
et où, au bout du compte,
il aura, hélas !, reçu
plus de cailloux que de roses.

Citoyennes et citoyens,

Mon but, en annonçant d’avance les sujets que je traiterai, est d’inviter les travailleurs - ces exploités et ces victimes de la féodalité moderne - à être mes collaborateurs en me communiquant leur sentiment, leur opinion, en me disant ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont souffert, pour dresser ensemble le dossier des capitalistes, des exploiteurs, des parasites, et constituer ainsi les archives saignantes du Prolétariat.

Buste de Jean-Baptiste Clément, Nouzonville (Ardennes), photo de Thomas Lemahieu N’étant pas un doctrinaire, et voulant surtout faire œuvre de propagandiste en restant à la portée de tous par une forme simple, humaine, persuasive, reposant sur des arguments sérieux et des preuves irréfutables, me croyant, en outre, en raison du prix et du but de cette publication, à l’abri de tout soupçon de lucre et de vanité, je fais appel aux Citoyens dévoués et je leur demande de m’aider à propager ces brochures parmi nos camarades de travail, à qui nous ne saurions trop répéter : Qu’ils ne sont aux prises avec la misère que parce qu’ils sont victimes des injustices sociales, et qu’il ne tient qu’à eux de les faire disparaître.

Salut et Égalité,

J.-B. Clément

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mardi 23 février 2010

À ceux qui finiront en faim de droits

Un autocollant de l'association de chômeurs APEIS

« Nous sommes la réalité. C’est pour ça
que nous entendons la changer. Ceux qui nous
gouvernent nous prennent pour des cons.
Bravo de leur donner tort. »

Anonyme, mot écrit sur le « cahier
de luttes » de l’APEIS de Bègles en 1995.

dimanche 21 février 2010

Primes à la casse

« A l’extérieur du lieu d’accueil
Deux hommes se disputaient
En fureur, ils hurlaient
Pour savoir quelle voiture avait le plus gros moteur
La Ferrari ou la Maserati
Tout à coup l’un des deux hommes prit l’autre à la gorge
Et commença à l’étrangler
L’autre sortit une bouteille de Thunderbird de sa poche arrière
Et la brisa sur la tête du premier homme
Ils roulèrent dans le caniveau
Se donnant des coups de pieds, des coups de poings dans les beuglements
Je vis l’éclat d’un couteau
Quand la police et l’ambulance arrivèrent
Il y avait du sang partout
L’un des hommes haletait
Et un son mouillé sortit de sa gorge
Comme s’il s’étouffait dans son propre sang
Après que la police et l’ambulance soient parties
Je suis resté là à réfléchir en secouant la tête
J’avais beau essayer, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ils se disputaient comme ça
Après tout…

AUCUN D’ENTRE EUX NE POSSÈDERAIT JAMAIS
DE FERRARI OU DE MASERATI. »

Journal de Baltimore 2, un article du journal de rue Street Voice, paru dans le beau recueil Paroles de l’ombre, éditions Verticales, 2003.

samedi 20 février 2010

Répète après moi

« Combien gagne-t-il de plus depuis qu’il parle anglais ? » Je te le demande, dans le métro parisien, ces jours-ci. « +35% », c’est écrit, promis-juré, sur les grands placards publicitaires. « I speak Wall Street English », articule un gonze, en tirant un drapeau britannique à la place de la langue. Subprime mortgage, hedge funds, offshore, dark pools, etc. Combien tous ces mots du vocabulaire élémentaire de l'anglais de Wall Street nous ont-ils fait perdre déjà ? Pendant ce temps, en Seine-Saint-Denis, à l’école, les gamins ont inventé un terme – c’est une enseignante qui nous l’a raconté – pour dire « dérober », « ravir », « butiner » ou, en l'espèce, « télécharger des films sur internet ». Ils parlent de « madoffer » - c'est pas con.

jeudi 18 février 2010

« Il y a juste un petit problème dans ce raisonnement »

« Méfiez-vous de certains organismes publics qui prétendent que leur mission est de changer ou d’améliorer quelque chose ou quelqu’un. Le plus souvent, leur définition « d’améliorer » signifie nous supprimer des choses que nous trouvons agréables, ou bien chercher une excuse pour se mêler d’une façon ou d’une autre de nos vies. »

« Pour preuve, un cas récent : au cours des dernières semaines, tous les bancs du centre commercial Lexington, entre Howard et Eutaw Streets, ont été embarqués au milieu de la nuit. »

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mercredi 17 février 2010

Du civique dans les cités

Vous l’avez entendu aussi ? Il n’y a pas assez de neige à Vancouver (Canada) où se déroulent jusqu’au 28 février les jeux olympiques d’hiver, « les plus écologiques de l’Histoire » (Paris Match), des flocons artificiels dans les yeux. Et plus encore : alors que, depuis 2002, le nombre de sans-abri a augmenté de 400% à Vancouver, les autorités ont pris des dispositions pour les effacer, eux, les faire disparaître, les délocaliser – pas régler la crise, elle-même. Ça n’a pas tout à fait marché, comme en témoigne cet article paru dans l’Huma, mais c’est l’intention qui compte, n’est-ce pas ? Le gouvernement provincial a adopté une loi dite « d’assistance au logement » qui permet en fait aux policiers d’éloigner les « SDF et autres indésirables » des abords des sites olympiques. Cette grande opération de nettoyage écologique de la ville et, en particulier, du quartier Downtown Eastside est connue sur place sous la dénomination Civil City (« ville civique »).

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mardi 16 février 2010

Quand le patronat défend ses colonies

Elle a évoqué les retraites (suggère de repousser l'âge de départ - vu que nous avons, selon elle, une espérance de vie proche de cent ans -, d’introduire une dose de capitalisation dans le régime général, de travailler et boursicoter plus), proposé de généraliser les mécanismes d’exonération de charges sociales pour les embauches de demandeurs d’emploi en fin de droits, annoncé le programme de délibérations sociales avec les partenaires sociaux, rejeté l’idée de tchatcher avec ceux-là du partage de la valeur ajoutée – elle est prête à les informer dans les entreprises, mais pas touche au gâteau qui doit croître encore et encore, avant que les salariés se voient gratifiés d’un bout de la croûte. Au point presse mensuel de Laurence Parisot, la présidente du Medef, on va de surprise en surprise ce mardi matin. A un moment, elle se penche sur son pupitre et annonce, solennelle : « Je veux vous parler d’un sujet dont, je crois, nous ne vous avons pas encore parlé. » Oreilles tendues.

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lundi 15 février 2010

Au sens strict

Usine Philips de Dreux (Eure-et-Loir). La direction de la multinationale a envoyé le week-end dernier un courrier pour sommer le personnel de ne pas se présenter à l’usine ce lundi et d’attendre docilement au foyer la notification des licenciements. Les 212 salariés, des femmes à une écrasante majorité, sont venus quand même, et se sont cassés le nez sur un portail cadenassé, protégé par des vigiles avec des chiens. « Voilà, on nous pousse à devenir des révolutionnaires, remarque Manuel Georget, délégué syndical CGT de l'usine. Enfin, des révoltés plutôt, parce qu’on ne peut pas se prétendre révolutionnaires tant qu’on n’aura pas fait de révolution! »

mercredi 03 février 2010

« Nous ignorons ce que signifie l’oubli pour une société »

Dans des papiers à classer, je retombe sur un recto-verso avec le répertoire de chansons de luttes des ouvrières d’Aubade à Saint-Savin, dans le fin fond de la Vienne rurale. L’été dernier, elles se sont bagarrées contre le projet de délocalisation en Tunisie de leur production de sous-vêtements et la fermeture de la dernière usine française du groupe appartenant à une holding suisse (Calida) - mais rien n’y a fait, on le connaît, ce refrain. C’était une des salariées, chanteuse pour les mariages d’habitude, qui avait composé ces paroles sur des musiques populaires au sens qu’elles ont figuré au Top 50. « Il faut extérioriser la joie comme la colère, m’avait-elle expliqué à l’époque, mais chez Aubade, en ce moment, on en revient toujours aux mêmes sujets : RMI, galère, licenciées, pognon, actionnaires, crever de faim… »

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lundi 01 février 2010

Du trop peu de Rêve générale

Rêve générale, photo de Pierre Pytkowicz, le 1er mai 2009

« Lors des manifestations qui se sont déroulées depuis le début de la crise, on n’a guère relevé le fait que beaucoup de gens arboraient une sorte de papillon sur lequel était écrit Rêve générale, avec en petit la signature Utopiste debout. C’est peut-être un détail mais qui me paraît extrêmement important car quelque chose s’inscrivait là en discordance avec la plupart des revendications. »

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samedi 09 janvier 2010

Amorcer un récit plutôt que délivrer un message

Les hommes politiques sont, paraît-il, émus face à la montée en puissance des incivilités et des violences urbaines. Ils ont raison de l’être car la vie est fragile. Elle émerge dans des moments d’insistance, une fois, deux fois, parfois même trois… Mais comment persévérer face à des oreilles aussi sourdes à ce mouvement désirant de la vie publique ?

Découragement. Solitude. A se jeter dans la Seine, par la fenêtre.

Les anxiolytiques sont parfois peu efficaces pour tenir le pavé de la vie.

La mort rôde à nouveau.

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Petits mots et petites expressions, petits et pourtant renfermant tout un monde

« Les grandes portes se rabattent
Nous sommes dans la cour d’une prison
Et c’est une nouvelle saison. »

« Ce sont euxnous – des camarades prisonniers. Cette reconnaissance, quelle que soit la tonalité de la voix dans laquelle nous le disons, implique un refus. Jamais autant que dans une prison, l’avenir n’est calculé et attendu comme quelque chose qui soit aussi totalement contraire au présent. Ceux qui sont incarcérés n’acceptent jamais le présent comme une fin. »

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Quelles formes donner à nos luttes aujourd'hui?

Discussion sauvage, dans la rue et dans les textes, avec l'écrivain John Berger, le métallo Jean-François Caré, le graphiste Gérard Paris-Clavel, le sociologue Franck Poupeau et l'historienne Sophie Wahnich.

Double page parue dans l'Huma du 9 janvier 2010

Du 21 au 31 décembre 2009, l’Humanité a invité le graphiste Gérard Paris-Clavel, pilier de Grapus hier et du collectif Ne pas plier aujourd’hui, à publier un feuilleton intitulé le travail de l’image. Ces huit pages, encore visibles sur notre site Internet, lancent une invitation à ouvrir, ici et ailleurs, un chantier pour un nouvel imaginaire politique.

On connaît le refrain, aucune chanson ne peut changer le monde, mais une image, alors ? Question saugrenue ? Voire ! Manifestement, cette expression inattendue, véritable pli dans les formes traditionnelles d’un journal comme l’Humanité, peut déjà aiguiser l’appétit. Il y a là quelque chose de physique, qui encourage ensuite à passer à l’acte, intime et collectif. Avec leurs formes interrogatives et heureuses, les images appellent à écarquiller les yeux, à remettre du sens dans nos regards. Et ça n’est pas le moindre des résultats, à prendre du plaisir. « Nous avons besoin de ces révélateurs que sont les mots, les images qui font mouche, sourires et gravité mêlés », écrit l’un de nos lecteurs. Un autre interpelle : « Il ne faudrait pas grand-chose pour que l’on se remette à imaginer notre vie. Art et conscience politique, eh bien, ma foi, cela faisait longtemps que l’on s’était habitué à un autre régime ! »

Attention, fragile et foutraque ! Un bon fond mérite une bonne forme, et vice versa ! Nous avons voulu prolonger le travail engagé à travers cette discussion sauvage réalisée à partir d’une rencontre avec un « usager » des images, le syndicaliste Jean- François Caré, d’échanges avec Gérard Paris-Clavel et le sociologue Franck Poupeau, tous deux membres du collectif Ne pas plier, et de contacts avec les textes de l’écrivain John Berger et de l’historienne Sophie Wahnich. Registre de l’écho et des affinités, discussion ouverte comme une image. Et le chantier reste en chantier. Chacun y vient avec ses outils, ses émotions, son savoir des luttes, ses désirs. Tout de plus, rien de moins.

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jeudi 31 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Le marché de l'art (8/8)

Le travail de l'image (8/8), par Gérard Paris-Clavel L’art est un travail. Il se situe comme tout travail dans un rapport social de production. On a fait croire aux artistes qu’ils étaient au-dessus de tout ça, dans l’éther de la création. Et voilà qu’aujourd’hui, dans les écoles d’arts dépolitisées, on apprend aux artistes à se vendre plutôt qu’à se réaliser. Le travail de l’art et l’art de vivre doivent se rencontrer. Pour y arriver, il faut repenser les modes de diffusion.

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mercredi 30 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Zone art (7/8)

Le travail de l'image (7/8), par Gérard Paris-Clavel Au feu, chaud-chaud-chaud ! On n’éteindra pas l’incendie en se crachant dessus les uns les autres, on ne pansera pas les blessures avec des sparadraps caritatifs. Les écoles politiques ont disparu ; celles de la citoyenneté n’ont jamais vu le jour dans les villes, les Restos du Cœur ne désemplissent pas et la culture du cœur pointe sa démagogie.

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mardi 29 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Le moindre mal n'est pas un bien (6/8)

Le travail de l'image (6/8), par Gérard Paris-Clavel « Tout concourt, dans les enquêtes dites « d’opinion », à faire produire des réponses à des questions qui sont assimilées à tort à des opinions, décrit Patrick Champagne. C’est dire aussi que ce que les instituts de sondage appellent « opinion publique » est en grande partie le produit de leur méthode d’enquête : c’est, le plus souvent, un artefact résultant de l’addition mécanique de réponses qui se présentent comme formellement identiques, masquant par là non seulement l’irréalisme d’une partie plus ou moins grande de réponses recueillies (il faudrait plutôt dire extorquées), mais aussi le fait que, dans le monde social, toutes les opinions ne se valent pas, le poids d’une opinion étant dans la réalité fonction du poids proprement social de celui qui l’émet. »

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lundi 28 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Dans la gueule ou dans la poche (5/8)

Le travail de l'image (5/8), par Gérard Paris-Clavel Elle n’est pas périmée, archaïque, caduque, antédiluvienne ou obsolète. Les manœuvres sont en cours, le moteur de l’Histoire rugit encore. Deuxième fortune mondiale selon le classement annuel de Forbes, le multimilliardaire spéculateur américain Warren Buffett nous le dit très platement : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. »

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jeudi 24 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: La ville est à nous (4/8)

Le travail de l'image (4/8), par Gérard Paris-Clavel « Mais enfin, qu’est-ce que vous voulez ? », interrogent parfois des élus, la main sur le larfeuille pour acheter la paix sociale. Les pouvoirs développe le communautarisme et le caritatif, quand nous essayons d’étendre le collectif social, riche de ses différences, et les solidarités politiques. Ma ville est un monde et nos vies s’y mélangent. Habitants des quartiers pleins de sens, et pas « sensibles » au sens policier, nous n’en pouvons plus d’être interrogés sans jamais être entendus, comme confinés dans un particularisme coupé des questions globales. Nous devons nous affirmer non plus comme des citadins passifs, mais comme des citoyens, des citoyennes qui participent au conflit social sur nos lieux de travail, mais aussi là où nous habitons.

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mercredi 23 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: Piéton de la ville (3/8)

Le travail de l'image (3/8), par Gérard Paris-Clavel « Dans nos villes, tous les jours, nous voyons des centaines d’images publicitaires, constatait déjà John Berger dans Voir le voir en 1972. Aucune autre catégorie d’image ne nous agresse avec autant d’insistance. L’histoire n’offre aucun autre exemple de société présentant une telle concentration d’images et une telle densité de messages visuels. Nous pouvons nous souvenir de ces messages ou les oublier, mais nous les percevons brièvement, et pendant un instant, ils stimulent notre imagination, soit par la mémoire, soit par les aspirations qu’ils engendrent. »

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mardi 22 décembre 2009

Le travail de l'image, par Gérard Paris-Clavel: De la suite dans les idées (2/8)

Le travail de l'image (2/8), par Gérard Paris-Clavel Contre le révisionnisme étatique actuel, il faut sans cesse rappeler les conditions historiques et sociales qui fondent une action, qui sont à l’origine d’une situation. L’Histoire, c’est du quotidien ; elle doit être inscrite dans la vie courante. L’utopie ne peut se reconstruire que sur la mémoire de toutes les luttes inachevées. Inachevées, car elles se prolongent dans le temps. Nous voulons les accompagner dans la durée.

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