Les médiateurs culturels du Musée de la Mine et du Musée d’Art et d’Industrie ont profité de la nuit des musées, organisée samedi dernier à Saint-Étienne (Loire), pour dénoncer leurs conditions précaires. Voilà dix ans qu’ils triment à la demande, à la tâche, à la journée, à la petite semaine, sous-travailleurs surdiplômés, employés comme vacataires, sans congés payés, avec un filet troué de couverture sociale et des salaires élastiques cloués au plancher. Dans un communiqué de presse, ils dénoncent : « la municipalité actuelle s'est, dès sa prise de fonction, engagée à régulariser ces emplois déguisés. L'intention était louable et courageuse et nous a fait espérer une évolution positive. Mais en imposant des temps non complets avec un taux horaire faible, la solution qui nous a été proposée déplace et accentue la précarité : salaires encore plus faibles, annualisation du temps de travail qui empêche la recherche d'activités professionnelles complémentaires, couverture sociale inchangée. »

A Saint-Étienne, ça va un peu loin dans la conservation du patrimoine : c’est Germinal ! « Cette fosse, tassée au fond d'un creux, avec ses constructions trapues de briques, dressant sa cheminée comme une corne menaçante, semblait avoir un air mauvais de bête goulue, accroupie là pour manger le monde. » Et les vacataires redoutent le coup de grisou.

Détournement d'affiches de sécurité à la mine, par les médiateurs culturels du Musée de la Mine de Saint-Étienne

Détournement d'affiches de sécurité à la mine, par les médiateurs culturels du Musée de la Mine de Saint-Étienne