Usine Philips de Dreux (Eure-et-Loir). La direction de la multinationale a envoyé le week-end dernier un courrier pour sommer le personnel de ne pas se présenter à l’usine ce lundi et d’attendre docilement au foyer la notification des licenciements. Les 212 salariés, des femmes à une écrasante majorité, sont venus quand même, et se sont cassés le nez sur un portail cadenassé, protégé par des vigiles avec des chiens. « Voilà, on nous pousse à devenir des révolutionnaires, remarque Manuel Georget, délégué syndical CGT de l'usine. Enfin, des révoltés plutôt, parce qu’on ne peut pas se prétendre révolutionnaires tant qu’on n’aura pas fait de révolution! »