La saignée faite, César, qui marquait les points, arrêtait l’égorgement, embrassait son très cher frère l’ennemi, et faisait rentrer au bercail son troupeau décimé, incapable alors pendant de longs mois de lui porter ombrage. »

« Le tour était joué. »

« Aujourd’hui, c’en est assez ! Les peuples sont frères ; les rois et leurs valets sont les seuls ennemis. »

« Assez de sang, assez d’imbécilité ! Peuples, les patries ne sont plus que des mots ; la France est morte ! L’humanité est là. »

« Soyons hommes et prouvons-le ! »

« L’utopie d’Anarchasis Cloots devient vérité. La nationalité – erreur, résultat de la naissance – est un mal, détruisons-le.

« Naître ici ou là, seul fait du hasard, des circonstances, change notre nationalité, nous fait amis ou ennemis ; répudions cette loterie stupide, farce dont nous avons toujours été jusqu’ici les dindons. »

« Que la patrie ne soit plus qu’un vain mot – une classification administrative sans valeur ; notre pays est partout où l’on vit libre, où l’on travaille. »

« Peuples, travailleurs, la lumière se fait, que notre aveuglement cesse, sus aux despotes, plus de tyrans. »

« La France est morte, vive l’humanité ! »

Extrait de l’article de Jules Nostag, Patrie – Humanité, paru dans La Révolution politique et sociale, le 16 avril 1871.