Châtelain, administrateur de la Demeure historique et président du cercle de l’Union interalliée, Denis de Kergorlay raconte avec malice comment, au cours d’une visite dans les locaux du club de la rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, Monique Pinçon-Charlot avait pointé, sous son nez, la « violence sociale » du lieu. « Violence sociale ! Comme vous y allez ! », s’était-il étonné. « C’est intimidant, tout de même », avait-elle rétorqué. « C’est ainsi, c’est naturel pour eux, les sociologues parlent de violence sociale pour dire intimidant, plaisante-t-il quelques années plus tard. Lors de la cérémonie des vœux au personnel de l’Interalliée, j’ai repris ce que vous m’aviez dit à propos de la violence sociale du cercle. Mais ensuite, j’ai expliqué que, pour moi, la violence sociale s’arrête justement au seuil de l’Interalliée… Dehors, il y a les automobilistes qui s’insultent. La violence sociale est dehors… » Un peu plus tard, Valentine de Ganay, écrivain et héritière du château de Courances (Essonne), estime que l’expression « classe sociale » disparaît : « Comme si les classes sociales n’existaient plus, raille-t-elle. Quand on veut employer cette expression, on s’affiche comme marxiste, c’est très réducteur. Le contenu de ces mots existe encore et il est intéressant d’analyser les mécanismes sociaux. Les classes sociales n’existent plus ? Mais c’est une farce spectaculaire ! »

Attention, attention ! Un premier encart de quatre pages Humaginaire sortira en février 2011 dans l'Humanité. A travers un reportage avec Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, on y parlera de la lutte, des classes, avec et surtout sans cette foutue virgule. D'eux, de nous, de je dans cette affaire ! Pour suivre le feuilleton et connaître la date précise de publication de l’ensemble dans l’Huma, abonnez-vous à nos nouvelles dans la colonne ci-contre.