Le cri de chacun devient celui de tous
Par TL, le mercredi 27 octobre 2010, 11:18 - Fragments, petites formes - Lien permanent
Ce matin, dans l'Huma, on trouve une bonne tribune de Benoît Schneckenburger, professeur de philosophie et chercheur en sciences politiques, intitulée Le cri du peuple: le retour de la politique. En voici un petit extrait:
« Il faut entendre ce que porte le discours de défense du système de retraite par répartition et de l’âge légal de départ à soixante ans. Exemplaire à ce titre, l’autocollant « JE LUTTE DES CLASSES » que l’on voit à chaque manifestation. Le cri de chacun devient celui de tous. L’atomisation des solidarités à laquelle veut nous contraindre la logique libérale se heurte au sentiment profond de la nécessité d’une réponse collective. (…) Le cri du peuple porte la renaissance du peuple. Car un peuple n’est rien en dehors des combats politiques qu’il mène. Tout l’enjeu des mobilisations consiste à faire entendre ce cri par lequel le peuple prend conscience de lui-même et réclame le droit de s’intéresser à la politique. Le cri du peuple porte le retour de la politique. »

Une photo de Pierre Pytkowicz, prise à Paris le 23 septembre
2010.
Commentaires
... Et dans le Monde diplo de novembre, Danièle Linhart termine son article ainsi:
« Arboré par un grand nombre de manifestants, l’autocollant « Je lutte des classes », conçu par l’association Ne pas plier, symbolise une alliance possible entre l’individualisme imposé par le monde du travail moderne et une tradition collective qui sommeille. »