« Du fait que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’Etat, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne, la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante, et se déchaînait, notamment aux sommets de la société bourgeoise, la manifestation des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées, en conflit incessant avec les lois bourgeoises elles-mêmes, et dans lesquelles, tout naturellement, la richesse provenant du jeu cherche sa satisfaction, là où la jouissance devient crapuleuse, où s’entremêlent argent, boue et sang. L’aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans ses jouissances, n’est autre chose que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise. »

Cet extrait des Luttes de classes en France (1848-1850) par Karl Marx n’a pas été lu, le vendredi 4 février 2011, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), lors des ateliers du Forum, en présence de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Nicolas Foutrier, animateur de la soirée, en avait choisi un autre – excellent aussi ! Vous le retrouverez, et le reste, dans notre quatre pages Humaginaire à paraître la semaine prochaine dans l’Huma… Lire aussi M’as-tu-vu et La violence sociale, c’est dehors, et à suivre !