« Si le peuple avait su, il ne se serait pas laissé couper sa tartine comme un enfant »
Par TL, le mardi 04 mai 2010, 15:37 - Fragments, petites formes - Lien permanent
« Que reste-t-il de l’Ancien Régime ?
Meubles anciens, rideaux, patrimoine, la bourgeoisie a gagné en bas de laine ce que le peuple n’a jamais conquis… à qui la faute ?
A ceux qui gardent ou à celui qui jette ?
A l’origine de l’aristocratie, quelques chevelus venus des steppes envahissent la Gaule. L’un d’eux épouse une catholique et fonde une lignée.
Les moustaches blondes, la tunique, le sabre, tout vous rappelle Astérix, mais contrairement à Astérix, Clovis a existé, fondé une famille, et les membres de cette famille se sont mêlés dans le même sang.
Lorsque la particule tombe, n’ayant été personne, vous devenez quelqu’un, vous avez le sens de la spéculation.
La bourgeoisie est gagnante, et le sans-culotte devient au mieux mineur, magasinier, saisonnier. La bourgeoisie prospère sur les espérances du peuple, elle rachète les terrains des ducs. Si le peuple avait su, il ne se serait pas laissé couper sa tartine comme un enfant.
(Malheureusement, ceux qui font la loi la font pour eux).
Si vous teniez à l’Ancien Régime, il fallait garder vos rideaux et vos napperons. »
Extrait de La Révolution dans la poche, la réjouissante visitation de 1789 et de 1793 surtout, imaginée et écrite par Véronique Pittolo, publiée aux éditions Al Dante, fin 2009, quelques mois avant qu’en Grèce, on décide de glisser la douloureuse aux classes populaires.