Humaginaire.net : pour un nouvel imaginaire politique (chantier)

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Fragments, petites formes

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mardi 22 février 2011

C'est pour aujourd'hui, pas pour demain

Plongé dans Humaginaire, le 22 février 2011

Mardi 22 février, à lire dans l’Huma un cahier de quatre pages Humaginaire, pour remettre les idées en mouvement, avec Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon, Gérard Paris-Clavel et nous tous, parce que c’est à nous de jouer ! Merci Adrien ! Et la suite au prochain numéro, sans doute, fin mars-début avril...

lundi 21 février 2011

Au-delà de cette limite, la classe affaires est périmée

Réunis le 25 janvier dans les sous-sols de l’hôtel Méridien de la Porte Maillot (Paris, 16e arrondissement), les mécènes de l’UMP, les richissimes membres du désormais fameux Premier Cercle – merci, Eric Woerth ! –, ont eu la joie de voir débouler leur fondé de pouvoir, celui qui gère les affaires à l’Elysée, le président des riches lui-même. Qui la joue Capital, me voilà ! Littéralement. Le Canard enchaîné qui, il y a quelques semaines, rapporte cette scène livre au passage un extrait de son discours : « Moi, les journalistes ne m’aiment pas. On dit tout de suite que je suis un dictateur ! Alors voilà, à vous qui êtes mes amis, je vous l’annonce, je suis votre nouveau dictateur ! »

Depuis le mois de septembre, d’autres réunions se tiennent un peu partout dans le pays, elles rassemblent plus de monde, elles sont ouvertes à tous, on n’y optimise pas les impôts, on ne s’y blottit pas tous derrière le bouclier fiscal et on n’y fait pas les poches des participants. Ce sont des rencontres avec le couple de sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, auteurs notamment du Président des riches (Zones/La Découverte, 14 euros). Cet ouvrage, disponible en ligne, passera le cap des 100.000 exemplaires vendus, aujourd’hui, demain ou mercredi. Et chez l’éditeur, une petite fête se prépare, évidemment… En vérité, le triomphal succès des Pinçon a de quoi nous réjouir tous. Ajouté à la diffusion massive de « JE LUTTE DES CLASSES » dans les cortèges lors du mouvement contestant la contre-réforme des retraites, c’est un signe, peut-être, qu’au bout du bout, c’est bel et bien la fin de l’histoire qui est finie, qu’au-delà de cette limite, c’est la classe affaires qui est périmée. Face à l’oligarchie, les Pinçon lancent un appel à « réhabiliter un langage en termes de classes sociales », et il tinte aux oreilles d'un nombre croissant de citoyens. Réveil, reprise.

Demain, mardi 22 février, à lire dans l’Huma un cahier de quatre pages Humaginaire, pour remettre les idées en mouvement, avec Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon, Gérard Paris-Clavel et nous tous, parce que c’est à nous de jouer !

vendredi 18 février 2011

La frite ?

Ne dites pas à Antoine Bernheim, 87 ans, qu’il est retraité, il pense qu’il est chômeur et même SDF. Ex banquier d’affaires débarqué l’année dernière de la compagnie d’assurances italienne Generali, discret parrain, comme Claude Bébéar, du capitalisme français, longtemps mentor de Nicolas Sarkozy qui l’avait invité au Fouquet’s le 6 mai 2007 et, trois mois plus tard, fait grand-croix de la légion d’Honneur, l’homme traîne à présent son spleen entre Biarritz et Crans-Montana. Un vrai SDF, c’est lui qui le dit… Dans une biographie écrite par un journaliste des Echos et parue à la mi-janvier, Bernheim s’amuse de voir s’agiter le président des riches dont il a, se vante-t-il, longtemps « arrosé » le cabinet d’avocats d’affaires : « Nicolas ne veut pas donner l’impression d’être inféodé au grand capital. » Un peu plus loin, il glisse : « Sarkozy m’a mangé dans la main pendant vingt ans. Il a toujours eu des problèmes d’argent, il a un style de commandement totalement indigeste. » Le pépé flingueur du patronat se targue encore de « connaître DSK depuis des années », affiche la plus grande estime pour Jean Daniel, Jean-Marie Colombani et Jacques Delors, ne trouve enfin « pas complètement anormal » que Liliane Bettencourt, actionnaire de l'Oréal mais aussi de Nestlé, ait « quelques deniers en Suisse ».

Attention, attention ! Cela se confirme, dans l’Huma du mardi 22 février, il y aura un cahier de quatre pages Humaginaire, pour remettre nos idées en mouvement. Les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, que nous avons accompagnés dix jours dans leur tournée triomphale en France, appellent à verser notre huile de classe dans le moteur de l'Histoire. Et le graphiste Gérard Paris-Clavel leur fait écho en image.

mercredi 16 février 2011

Confits d'intérêts et avalés du capital

Dans le jargon patronal, on appelle bonnes pratiques un ensemble de mesures non contraignantes qui peuvent par exemple contribuer à repeindre en vert le capitalisme financiarisé le plus débridé et, dans le même temps, redorer les blasons de ceux qui les partagent dans leurs cercles ou leurs clubs. Après que, dans la foulée de la scène inaugurale de sa présidence au Fouquet's, Nicolas Sarkozy a joué le petit baigneur sur la Paloma de Vincent Bolloré, après que, sous la houlette de Patrice de Maistre, Liliane Bettencourt a embauché Florence Woerth, l'épouse d'Eric, ministre du Budget et trésorier de l'UMP, au moment où Michèle Alliot-Marie s'empêtre dans ses affaires familiales avec un ami patron tunisien proche du clan Ben Ali (lire l'Huma du 17 février), le Medef apporte sa pierre à l'édifice de moralisation de l'oligarchie ordinaire.

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lundi 14 février 2011

Où s’entremêlent argent, boue et sang

« Du fait que l’aristocratie financière dictait les lois, dirigeait la gestion de l’Etat, disposait de tous les pouvoirs publics constitués, dominait l’opinion publique dans les faits et par la presse, se reproduisaient, dans toutes les sphères, depuis la cour jusqu’au café borgne, la même prostitution, la même tromperie éhontée, la même soif de s’enrichir, non point par la production, mais par l’escamotage de la richesse d’autrui déjà existante, et se déchaînait, notamment aux sommets de la société bourgeoise, la manifestation des convoitises les plus malsaines et les plus déréglées, en conflit incessant avec les lois bourgeoises elles-mêmes, et dans lesquelles, tout naturellement, la richesse provenant du jeu cherche sa satisfaction, là où la jouissance devient crapuleuse, où s’entremêlent argent, boue et sang. L’aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans ses jouissances, n’est autre chose que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise. »

Cet extrait des Luttes de classes en France (1848-1850) par Karl Marx n’a pas été lu, le vendredi 4 février 2011, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), lors des ateliers du Forum, en présence de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Nicolas Foutrier, animateur de la soirée, en avait choisi un autre – excellent aussi ! Vous le retrouverez, et le reste, dans notre quatre pages Humaginaire à paraître la semaine prochaine dans l’Huma… Lire aussi M’as-tu-vu et La violence sociale, c’est dehors, et à suivre !

samedi 12 février 2011

M’as-tu-vu

« Je voudrais savoir quelle représentation ont les riches des classes populaires et moyennes ? » Dans le public, Florence se gratte la tête : « Parce que c’est quand même affreux ce qu’ils nous font subir ! » Michel Pinçon souffle dans un premier temps : « On n’a pas beaucoup travaillé sur cet aspect-là. » Monique Pinçon-Charlot siffle, elle : « Enfin, on sait quand même qu’ils ne veulent jamais payer d’impôts, on connaît leurs stratégies d’optimisation fiscale… Si ça, ce n’est pas un indicateur de leur violence, je ne sais pas ce que c’est ! » Animateur de la soirée, le journaliste François Ruffin y va de sa petite expérience lors d’un reportage consacré à un tournoi de polo à Megève (Haute-Savoie) pour Là-bas si j’y suis sur France Inter. « Je discutais du jeu avec Laurent Dassault. C’est un sport très représentatif : au polo, il y a le capitaine d’équipe qui paie ses joueurs et il y a les lads, les laquais qui sont là pour servir. Leur représentation tient là : les riches ont des valets et ceux-là, ils les traitent bien ! »

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vendredi 21 janvier 2011

La violence sociale, c’est dehors

La semaine dernière, jeudi et vendredi, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ont fait une pause dans leur triomphal tour de France au cours duquel ils présentent, souvent devant des salles archicombles, les thèses principales de leur Président des riches, paru chez Zones en septembre 2010. A l’université Paris-Dauphine, un colloque organisé en leur honneur – « La sociologie des classes dominantes : enjeux et renouvellements des problématiques » – a rassemblé des dizaines de chercheurs autour du couple de sociologues… Et quelques-uns de leurs « enquêtés », déjà aperçus pour certains dans l’excellent documentaire de Jean-Christophe Rosé, Voyage dans les ghettos du gotha. Après les contributions scientifiques, ceux-ci étaient venus narrer leurs relations avec les Pinçon-Charlot, et dévoiler les préventions du milieu pour mieux louer leur honnêteté. « Certains me disaient que nous étions naïfs de leur ouvrir nos portes, que ces sociologues étaient des trotskistes, hausse les épaules Philippe Dulac, ex inspecteur général des finances et président de la société de vènerie (chasse à courre). Mais presque toute l’intelligentsia française l’a été, non ? »

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mercredi 27 octobre 2010

Le cri de chacun devient celui de tous

Ce matin, dans l'Huma, on trouve une bonne tribune de Benoît Schneckenburger, professeur de philosophie et chercheur en sciences politiques, intitulée Le cri du peuple: le retour de la politique. En voici un petit extrait:

« Il faut entendre ce que porte le discours de défense du système de retraite par répartition et de l’âge légal de départ à soixante ans. Exemplaire à ce titre, l’autocollant « JE LUTTE DES CLASSES » que l’on voit à chaque manifestation. Le cri de chacun devient celui de tous. L’atomisation des solidarités à laquelle veut nous contraindre la logique libérale se heurte au sentiment profond de la nécessité d’une réponse collective. (…) Le cri du peuple porte la renaissance du peuple. Car un peuple n’est rien en dehors des combats politiques qu’il mène. Tout l’enjeu des mobilisations consiste à faire entendre ce cri par lequel le peuple prend conscience de lui-même et réclame le droit de s’intéresser à la politique. Le cri du peuple porte le retour de la politique. »

Dans le cortège parisien, le 23 septembre, une photo de Pierre Pytkowicz

Une photo de Pierre Pytkowicz, prise à Paris le 23 septembre 2010.

mercredi 15 septembre 2010

L'appel des sommets

Le week-end dernier, des dizaines d'alpinistes citoyens ont escaladé quelques-unes des montagnes les plus hautes du pays. Il s'agissait pour eux de contester les politiques de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement contraires aux valeurs fondamentales de la République. « Il y a aussi ce côté clin d’œil, pied-de-nez, confie Yannick Vallençant, un guide de haute montagne à l'origine de l'initiative. Si vous voulez nous empêcher de dire notre opposition à Sarkozy, ben vous n’avez qu’à venir nous chercher pour nous mettre en garde à vue ! »

Ascensions républicaines, le 12 septembre 2010, Mont-Blanc, photo de Manuel Roberty

Ascensions républicaines, le 12 septembre 2010, Pic du Midi d'Ossau, photo de Rémi Thivel

Ascensions républicaines, le 12 septembre 2010, Aiguille de la République, photo DR

Ascensions républicaines, le 11 septembre 2010, Mer de Glace dans le Massif du Mont-Blanc, photo DR

Photos: Manuel Roberty sur le Mont-Blanc, Rémi Thivel sur le Pic du Midi d'Ossau, DR pour l'Aiguille de la République et le détournement de la Liberté guidant le peuple de Delacroix.

Plus de détails et d'autres images dans une double page de l'Humanité du 16 septembre 2010.

dimanche 05 septembre 2010

Une subtile odeur de roussi

D’après un compte-rendu officiel, daté de mai dernier, de l’une des assemblées permanentes du Medef et dont, au milieu des articles sur l'université d'été du patronat, l’Humanité publie des extraits dans son édition de samedi, Laurence Parisot invite ses troupes à agir sur les retraites « avec subtilité pour pouvoir se faire comprendre et faire admettre ses idées ». Un peu plus loin, dans le même document, le Medef écrit noir sur blanc : « Il est évident que le gouvernement et le patronat cherchent à éviter les chocs. Si l’on arrivait à d’énormes manifestations, il est certain que le pouvoir calerait. »

Compte-rendu interne de l'assemblée permanente du Medef, daté du 18 mai 2010, fac-similé publié dans l'Humanité du 4 septembre

lundi 17 mai 2010

Oh putain, ça recommence (Emile Zola)

Les médiateurs culturels du Musée de la Mine et du Musée d’Art et d’Industrie ont profité de la nuit des musées, organisée samedi dernier à Saint-Étienne (Loire), pour dénoncer leurs conditions précaires. Voilà dix ans qu’ils triment à la demande, à la tâche, à la journée, à la petite semaine, sous-travailleurs surdiplômés, employés comme vacataires, sans congés payés, avec un filet troué de couverture sociale et des salaires élastiques cloués au plancher. Dans un communiqué de presse, ils dénoncent : « la municipalité actuelle s'est, dès sa prise de fonction, engagée à régulariser ces emplois déguisés. L'intention était louable et courageuse et nous a fait espérer une évolution positive. Mais en imposant des temps non complets avec un taux horaire faible, la solution qui nous a été proposée déplace et accentue la précarité : salaires encore plus faibles, annualisation du temps de travail qui empêche la recherche d'activités professionnelles complémentaires, couverture sociale inchangée. »

A Saint-Étienne, ça va un peu loin dans la conservation du patrimoine : c’est Germinal ! « Cette fosse, tassée au fond d'un creux, avec ses constructions trapues de briques, dressant sa cheminée comme une corne menaçante, semblait avoir un air mauvais de bête goulue, accroupie là pour manger le monde. » Et les vacataires redoutent le coup de grisou.

Détournement d'affiches de sécurité à la mine, par les médiateurs culturels du Musée de la Mine de Saint-Étienne

Détournement d'affiches de sécurité à la mine, par les médiateurs culturels du Musée de la Mine de Saint-Étienne

mardi 04 mai 2010

« Si le peuple avait su, il ne se serait pas laissé couper sa tartine comme un enfant »

« Que reste-t-il de l’Ancien Régime ?

Meubles anciens, rideaux, patrimoine, la bourgeoisie a gagné en bas de laine ce que le peuple n’a jamais conquis… à qui la faute ?

A ceux qui gardent ou à celui qui jette ?

A l’origine de l’aristocratie, quelques chevelus venus des steppes envahissent la Gaule. L’un d’eux épouse une catholique et fonde une lignée.

Les moustaches blondes, la tunique, le sabre, tout vous rappelle Astérix, mais contrairement à Astérix, Clovis a existé, fondé une famille, et les membres de cette famille se sont mêlés dans le même sang.

Lorsque la particule tombe, n’ayant été personne, vous devenez quelqu’un, vous avez le sens de la spéculation.

La bourgeoisie est gagnante, et le sans-culotte devient au mieux mineur, magasinier, saisonnier. La bourgeoisie prospère sur les espérances du peuple, elle rachète les terrains des ducs. Si le peuple avait su, il ne se serait pas laissé couper sa tartine comme un enfant.

(Malheureusement, ceux qui font la loi la font pour eux).

Si vous teniez à l’Ancien Régime, il fallait garder vos rideaux et vos napperons. »

Extrait de La Révolution dans la poche, la réjouissante visitation de 1789 et de 1793 surtout, imaginée et écrite par Véronique Pittolo, publiée aux éditions Al Dante, fin 2009, quelques mois avant qu’en Grèce, on décide de glisser la douloureuse aux classes populaires.

mardi 23 février 2010

À ceux qui finiront en faim de droits

Un autocollant de l'association de chômeurs APEIS

« Nous sommes la réalité. C’est pour ça
que nous entendons la changer. Ceux qui nous
gouvernent nous prennent pour des cons.
Bravo de leur donner tort. »

Anonyme, mot écrit sur le « cahier
de luttes » de l’APEIS de Bègles en 1995.

lundi 15 février 2010

Au sens strict

Usine Philips de Dreux (Eure-et-Loir). La direction de la multinationale a envoyé le week-end dernier un courrier pour sommer le personnel de ne pas se présenter à l’usine ce lundi et d’attendre docilement au foyer la notification des licenciements. Les 212 salariés, des femmes à une écrasante majorité, sont venus quand même, et se sont cassés le nez sur un portail cadenassé, protégé par des vigiles avec des chiens. « Voilà, on nous pousse à devenir des révolutionnaires, remarque Manuel Georget, délégué syndical CGT de l'usine. Enfin, des révoltés plutôt, parce qu’on ne peut pas se prétendre révolutionnaires tant qu’on n’aura pas fait de révolution! »

mercredi 03 février 2010

« Nous ignorons ce que signifie l’oubli pour une société »

Dans des papiers à classer, je retombe sur un recto-verso avec le répertoire de chansons de luttes des ouvrières d’Aubade à Saint-Savin, dans le fin fond de la Vienne rurale. L’été dernier, elles se sont bagarrées contre le projet de délocalisation en Tunisie de leur production de sous-vêtements et la fermeture de la dernière usine française du groupe appartenant à une holding suisse (Calida) - mais rien n’y a fait, on le connaît, ce refrain. C’était une des salariées, chanteuse pour les mariages d’habitude, qui avait composé ces paroles sur des musiques populaires au sens qu’elles ont figuré au Top 50. « Il faut extérioriser la joie comme la colère, m’avait-elle expliqué à l’époque, mais chez Aubade, en ce moment, on en revient toujours aux mêmes sujets : RMI, galère, licenciées, pognon, actionnaires, crever de faim… »

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