Tout va super bien, au cas où ça vous aurait échappé. A Parthenay, dans les Deux-Sèvres, le maire (Nouveau Centre) a finalement lu lui-même, le 8 mai, lors des cérémonies commémorant la victoire des Alliés sur les nazis, une lettre écrite par l’ancienne déportée Ida Grinspan. Fin avril, dans le cadre de la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation, la lecture publique de ce courrier, témoignant notamment de l’arrestation par trois gendarmes français d’une adolescente juive de 14 ans dans la famille où ses parents l’avaient placée pour la protéger, avait été exclue catégoriquement par les autorités municipales. Il y a deux semaines, le maire justifiait son geste : « Ce serait bien qu'on évite de stigmatiser une profession dans sa globalité, qu'on évite le mot gendarme ». Dans un premier temps, la professeur d’histoire-géo qui avait demandé à Ida Grinspan d’écrire la lettre incriminée a accepté de remplacer le mot gendarmes par le mot hommes, mais au bout du compte, ce sont le maire et son adjoint aux affaires patriotiques (sic), lui-même gendarme à la retraite, qui ont argué qu’il n’y avait « pas le temps de refaire une autre lettre ». Depuis, l’affaire a fait un peu de bruit, mais pas trop. Et à Parthenay, le premier des édiles a reconnu une maladresse.

Sinon, à part ça, le week-end prochain, sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, se tient le rassemblement organisé par les Citoyens Résistants d’hier et d’aujourd’hui. Il fera beau, là-bas…